HONNEUR AU NOUVEAU PROFESSEUR EN NEPHROLOGIE, Pr ZALBA MAHAMAT GUILLAUME

HONNEUR AU NOUVEAU PROFESSEUR EN NEPHROLOGIE, Pr ZALBA MAHAMAT GUILLAUME

C’est dans l’après-midi du vendredi 12 février 2021 qu’a eu lieu la cérémonie faisant honneur au jeune professeur en Néphrologie, M. Zalba Mahamat Guillaume pour sa brillante réussite au concours d’agrégation prôné par le CAMES.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général du ministère de la santé publique et de la solidarité, du directeur général du centre hospitalier universitaire de la Renaissance, du doyen de la faculté de médecine de N’Djamena, des collègues médecins et quelques invités.

Dans son allocution de bienvenue, le directeur général du CHU de la Renaissance a tenu à remercier le Pr Zalba Mahamat Guillaume pour tout le travail abattu et les efforts consentis pour l’obtention de ce grade qui honore le secteur sanitaire tchadien et le CHU en particulier.

Le ministère de la santé publique et de la solidarité nationale, représenté par son directeur général a félicité Pr Zalba Mahamat Guillaume et toute l’équipe ayant participé à son encadrement aboutissant à ce grade qui honore le Tchad en général et le CHU en particulier. Il a tenu à mentionner qu’au niveau du ministère, des projets d’une décennie sont en cours pour faire du Tchad un plateau technique bourré de spécialistes dans tous les domaines médicaux afin de répondre efficacement aux besoins sanitaires de sa population.

Le Pr Zalba Mahamat Guillaume s’est dit très ému de ladite cérémonie honorifique qui lui est offerte et encourage les autres collègues encore à mi-parcours à continuer sur cette même lancée pour faire du Tchad, une nation comblée de professionnels médicaux hautement qualifiés.

Commencé à 15 heures sous les acclamations de l’assemblée présente, la cérémonie a pris fin à 16 heures avec une séance photo pour immortalis cette cérémonie.

INTERVIEW DU DR TAHIR M. SALEH, MEDECIN GASTROENTEROLOGUE AU CHUR

INTERVIEW DU DR TAHIR M. SALEH, MEDECIN GASTROENTEROLOGUE AU CHUR

Docteur, qu’est-ce que l’hépato gastroentérologie ?

L’hépato gastro-entérologie, c’est une spécialité qui est assez vaste, elle s’occupe de toutes les maladies du tube digestif allant de l’œsophage à l’anus. Elle étudie les pathologies de l’œsophage, du côlon, de l’intestin, du foie, des voies biliaires, de l’anus et puis naturellement de l’estomac.

Quelles sont les maladies que vous recevez fréquemment en gastro-entérologie ?

Nous recevons toute sorte de maladies du tube digestif mais principalement on a les maladies du foie, l’hépatite B ou C, les maladies du côlon, les diarrhées chroniques, des cancers digestifs, les gastrites et les ulcères gastroduodénaux.

Qu’est-ce que l’ulcère gastroduodénal ?

D’abord, il faut noter que c’est une expression pour désigner deux pathologies. Lorsque l’ulcère est localisé au niveau de l’estomac on parle de l’ulcère gastrite et quand c’est localisé au niveau du duodénum qui est la première partie de l’intestin, on l’appelle l’ulcère duodénal. Comme ils sont proches on les regroupe en gastroduodénal.


L’ulcère, c’est une lésion ou pour être simple c’est une plaie profonde au niveau de la muqueuse gastrite ou duodénale.

Quelles sont les causes de l’ulcère ?

Bref au niveau de l’estomac, il y’a deux types de cellules dont le premier groupe secrète beaucoup d’acide qu’on appelle suc gastrique et cet acide est indispensable pour la digestion et à coté il y’a d’autres cellules qui secrètent du mucus et du bicarbonate qui protègent l’estomac contre l’acidité. Donc il y’a un mécanisme d’équilibre à ce niveau.

L’ulcère survient lorsque cet équilibre est rompu suite un excès ou un déficit dans l’un ou l’autre groupe de cellules. Ce déséquilibre va donc entraîner une inflammation, qui progressivement devient chronique et à partir de cet stade où la muqueuse commence à se creuser,cela entraîne une plaie. Donc l’ulcère est une complication ou une inflammation de la muqueuse gastrique ou duodénale.

Il y’a donc plusieurs causes de l’ulcère mais la principale a été identifiée et part ordre de fréquence, il y’a une bactérie qu’on appelle helicobacter pylori qui est une bactérie digestive qu’on contracte suite à une mauvaise hygiène et cette bactérie a la capacité de résister à l’acidité gastrique en altérant un peu la muqueuse gastrique, ajouté l’acidité gastrique, cela engendre une inflammation qui, si elle n’est pas prise en charge tout de suite crée une lésion ayant pour conséquence l’ulcère.

Ça c’est la première cause dans le monde et nous, on a fait une étude ici à l’hôpital de la Renaissance sur plus de 400 personnes sur qui on a effectué des prélèvements. Il en résulte de cette étude 75% de ces personnes avaient cette bactérie.

La deuxième cause de cette maladie, c’est les antis inflammatoires comme le diclofenac, le bruffen ou l’aspirine. Ces antis inflammatoires sont responsables d’une inflammation de la muqueuse gastrique duodénale et qui va aboutir à l’ulcère. Leur mécanisme c’est qu’ils bloquent les cellules qui produisent du mucus et du bicarbonate qui protègent la muqueuse.

C’est pour cette raison que nous conseillons aux patients de ne pas prendre les antis inflammatoires à long terme car ils causeraient à la longue l’inflammation de la muqueuse.

Les autres causes sont d’ordre alimentaire comme les aliments trop épicés, trop acides, il y’a le café, le thé, l’alcool qui entraîne une augmentation de l’acidité gastrique, le tabac etc. A cela, il y’a une autre cause un peu rare, c’est qu’il y’a des personnes génétiquement prédisposées qui ont une muqueuse fragile et quand la muqueuse est fragile, l’acidité altère cette muqueuse.

Quelles sont les manifestations de l’ulcère gastroduodénal ?


En général, c’est à l’interrogatoire qu’on les suspecte et c’est le patient qui décrit ses douleurs au niveau de l’estomac juste au-dessus de l’ombilic dans une zone qu’on appelle zone épigastrique. Ces douleurs sous forme de crampe qui surviennent généralement 3 à 4 heures après le repas et sont calmées par la prise alimentaire ou la prise d’antis acides. Il faut noter que ces douleurs surgissent par épisode après une période d’accalmie.

Quelles sont les examens qui permettent d’établir le diagnostic ?

Le principal outil de diagnostic de l’ulcère c’est la fibroscopie. Avant dans le temps, on suspectait le diagnostic de l’ulcère par un examen radiologique qu’on appelle le transit oeso-gastro duodénal. C’est un examen où on fait boire un liquide au patient, ensuite on fait des images répétitives et comme l’œsophage est linéaire, s’il y’a un petit trou c’est-à-dire une image de soustraction donc on suspecte qu’il y’a un trou et le liquide est passé par là-bas.

Vu que la fibroscopie est devenue courante, cette technique n’est plus d’actualité. Elle est un examen endoscopique qu’on appelle vidéo endoscopie qui se réalise à l’aide d’un appareil constitué d’un tube, d’une caméra reliée à un écran qui nous permet de voir tout l’estomac en direct. C’est en regardant directement la lésion qu’on peut classifier ou donner un type de stade selon la gravité de l’ulcère.


Selon la classification endoscopique, il y’a en gros six(6) stades et cette classification a plusieurs intérêt dont le premier est de type diagnostic et le second est thérapeutique pour le traitement par voie orale ou injectable avec des contrôles réguliers.

Peut-on guérir définitivement de l’ulcère gastroduodénal ?

Oui, on peut guérir de l’ulcère comme on peut en mourir. On peut guérir si le diagnostic est posé très tôt suivi d’un traitement adéquat en fonction du stade de l’ulcère. Mais les ulcères mortels sont ceux qui font que le patient saigne beaucoup et vomit énormément du sang avec un ratio de 6 à 10% de décès malgré tous les moyens de réanimation, même dans les pays développés. Il suffit de consulter tôt afin de donner des traitements adéquats.

Quelles sont les complications en cas d’absence ou de prise en charge tardive ?

La première complication que nous redoutons c’est l’hémorragie digestive qui peut être le vomissement du sang et de tel cas nécessite une réaction rapide par injection de l’adrénaline afin de stopper le saignement et une fois fait on utilise des clips comme des trombones pour bloquer la source du saignement

Une autre complication c’est quand il y’a un ulcère, tout autour il y’a une réaction inflammatoire et cette inflammation peut être importante quand c’est au niveau du duodénum, elle crée une obstruction duodénale.

Une toute autre complication qui est très redoutable, surtout pour l’ulcère gastrique qui, dans le temps peut se transformer en un cancer gastrique car ce dernier, lors de son diagnostic fait qu’on enlève une partie de l’estomac avec un risque important sur la partie ôtée de l’estomac.

Dans nos pratiques quotidiennes, dès lors qu’on détecte l’helicobacter pylori, on s’acharne à l’éradiquer car y’a des traitements pour ça et après on fait un contrôle parce que tant que la bactérie est là on poursuit le traitement et il y’a des traitements de première ligne, deuxième ligne. Malheureusement il y’a des patients qui nous arrivent ici avec un stade de cancer.

L’ulcère en question n’est pas quelque chose de banal, il faut juste prendre les choses au sérieux.

Quels sont vos conseils à l’endroit de la population ?

Ce qui est bien avec la covid-19, tout le monde se force à être propre. Le conseil que je peux donner, c’est qu’il faut une bonne hygiène parce que la bactérie se transmet par des aliments souillés, c’est manu porté en fait.

Donc si on se lave fréquemment les mains, ce geste réduit la contamination de l’helicobacter pylori.


Après y’a la prise des antis inflammatoires, ici on qualifie le bruffen comme un anti fatigue alors dès lors que quelqu’un se sent un peu fatigué, il prend soit le bruffen ou le diclofenac tout en ignorant les conséquences.


La logique voudrait que ces antis inflammatoires soient pris sous prescription médicale car le médecin qui les prescrit donne aussi d’autres médicaments pour protéger l’estomac contre la prise des antis inflammatoires.

Après, c’est l’hygiène de vie de tous les jours, ne pas abuser de l’alcool, du tabac, des produits trop épicés. Une hygiène quotidienne saine place l’estomac hors du danger de ce fléau.

INTERVIEW DU Dr SEIDOU DOUNIA AKOUYA, CHIRURGIEN UROLOGUE

INTERVIEW DU Dr SEIDOU DOUNIA AKOUYA, CHIRURGIEN UROLOGUE

Qu’est-ce que le cancer de la prostate ?

Pour parler du cancer de la prostate, il faut au préalable comprendre ce que ça signifie.

La prostate est une glande de l’appareil reproducteur de l’homme. Elle est située sous la vessie et traversée par l’urètre.

Elle est impliquée dans la fonction d’éjaculatoire et peut développer trois grandes maladies:

  • Le domaine de la prostate ou l’hypertrophie domaine de la prostate;
  • L’infection de la prostate appelée prostatite ;
  • Et le cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate est une tumeur maligne qui dépend des tissus prostatiques. Ces tissus, ces cellules se mutent et à partir de cette mutation, il y aura une évolution trop rapide des cellules.

Quelles sont les causes du cancer de la prostate ?

Les causes du cancer de la prostate ne sont pas bien définies, biens vérifiées mais il existe des facteurs de risque liés à des antécédents familiaux, l’âge avancé, appartenance ethnique et des facteurs alimentaires.

Est susceptible d’avoir cette maladie, toute personne ayant un papa, un oncle ou un cousin atteint du cancer de la prostate.

Les manifestations de cette maladie peuvent causer une rétention sur la vessie. Il peut y avoir d’hématurie (présence du sang dans l’urine) et si la maladie est avancée, les douleurs fréquentes ne sont pas épargnées.

Le cancer de la prostate évolue avec une vitesse différente selon le stade de la maladie et tout dépend également d’un patient à un autre. Il y a des patients asymptomatiques du cancer de la prostate, c’est-à-dire qui n’ont pas de symptômes de la maladie.

A côté de ceux-là il y’a des patients qui peuvent développer ce cancer en un temps record.

A quel moment peut-on développer le cancer de la prostate?

Généralement le cancer de la prostate peut atteindre l’homme à partir de 50 ans, mais ceux qui ont des antécédents familiaux le cancer de la prostate peut les atteindre à partir de 45 ans.

Pour prévenir cette maladie, il faut procéder au dépistage qui est tout de même cher mais nous en tant que corps soignant disons que tout homme dépassant la quarantaine doit se présenter au moins une fois par an pour un bilan général.

Dans ce bilan, nous allons faire un bilan clinique qu’on va associer à un bilan biologique qu’est le PSA (antigènes prostatiques). Ces deux résultats nous permettrons de faire une biopsie de la prostate pour déceler s’il y a la maladie.

La biopsie de la prostate consiste à prélever les échantillons de prostates, les envoyer dans un laboratoire compétent pour nous dire si le tissu envoyé est un tissu cancéreux ou non. A partir de là, on a la possibilité de donner une prise en charge au patient.

Une femme peut-elle développer le cancer de la prostate?

Comme je l’avais dit au début, la prostate est une glande de l’appareil reproducteur de l’homme donc il ne peut pas exister chez la femme.

Comment fait-on le diagnostic du cancer de la prostate ?

Le diagnostic est para clinique et biologique. Cliniquement c’est le tissu rectal qui nous montre que quelque chose ne marche pas au niveau de la prostate et biologiquement c’est les PSA (les antigènes prostatiques) qui nous indiquent qu’il y a un problème au niveau de la prostate.

Coté para clinique aussi, une échographie peut nous déceler et nous dire par une image.

Le cancer de la prostate est-elle guérissable ?

Oui, si la maladie est détectée à temps et qu’elle est localisée, elle est guérissable et c’est à ce niveau qu’on parlera de la prise en charge.

Il existe différentes étapes de la prise en charge qui dépendent du stade de la maladie. Si la maladie est localisée au niveau de la prostate, on va retirer la prostate à travers une chirurgie mais si le patient refuse cette intervention, on lui propose une autre option qui est la curiethérapie ou la radiothérapie qui consiste à envoyer des ondes pour détruire le tissu cancéreux.

La curiethérapie consiste à mettre des implants des radioactifs aussi pour arrêter le développement du cancer.

Si la maladie est en dehors de la prostate, il existe un autre traitement qui consiste à faire l’organothérapie soit médicale ou chirurgicale.

Médical, on donne des médicaments et des hormones et chirurgical, on procède à une castration.

Votre mot de la fin Docteur

Le message que j’envoie à l’égard de la population est que tout homme qui dépasse déjà les quarantaines doit se présenter à l’hôpital, il ne faut pas attendre que la personne soit malade avant qu’elle ne vienne à l’hôpital pour réaliser un bilan de santé.

Non, dès lors que vous avez la quarantaine, allez-y faire un bilan général et en le faisant vous n’allez pas seulement découvrir le cancer de la prostate mais aussi d’autres maladies à l’exemple du cancer de poumon, de l’hypertension artérielle, l’insuffisance rénale.

Nous urologues, disons que les PSA, le toucher rectal, l’échographie, les analyses d’urines nous permettent de savoir s’il y a un problème et à ce moment-là, nous vous soumettons à une prise en charge.

LA RÉTINOPATHIE

LA RÉTINOPATHIE

Qu’est-ce que la rétinopathie ?

La rétinopathie diabétique est une des atteintes ophtalmologiques du diabète. C’est un véritable fléau car elle est responsable de cécité et de malvoyance, et est la première cause de cécité chez les sujets jeunes.

La rétinopathie diabétique est déclinée en plusieurs stades de gravité. Une entité particulière est la rétinopathie floride qui survient lors d’un équilibre rapide et brutal de la glycémie chez des patients diabétiques de type 1.

Bien souvent une maculopathie est associée et participe à la baisse de vision. C’est d’ailleurs cette maculopathie qui est responsable de la perte de vision. Deux entités de maculopathie sont connues et peuvent coexister :

  • La maculopathie œdémateuse (eau dans la rétine)
  • La maculopathie ischémique (absence de sang frais dans la rétine)

La rétinopathie diabétique, caractérisée par des lésions de la rétine de l’œil, est une grave complication du diabète qui touche 50 % des patients diabétiques de type 2 (à différents stades), selon la Fédération française des diabétiques.

Le diabète est ainsi responsable de 12 % de l’ensemble des cas de cécité dans les pays occidentaux ! Plusieurs facteurs favorisent la survenue d’une rétinopathie diabétique et accélèrent sa progression : l’ancienneté du diabète, le niveau de glycémie, un diabète instable, l’hypertension artérielle, le tabagisme, etc.

Cette pathologie peut accélérer la survenue d’autres maladies des yeux comme les glaucomes ou la cataracte, et même conduire à la cécité en l’absence d’un traitement adapté.

Comment cela s’explique ?

Réceptionnant les ondes lumineuses et les transmettant au cerveau via le nerf optique, la rétine est une fine membrane de l’œil parcourue par une multitude de petits vaisseaux, les capillaires.

L’excès de sucre dans le sang comme dans le cas d’un diabète fragilise la paroi de ces derniers, entraînant une perte d’étanchéité. Il s’ensuit la rupture puis l’éclatement de ces vaisseaux (on parle de « micro-anévrismes »).

Au fur et à mesure, des zones étendues de la rétine ne sont plus oxygénées. En réaction, la rétine produit de nouveaux vaisseaux encore plus fragiles.

Le phénomène s’amplifie et s’étend jusqu’à la macula (zone au milieu de la rétine), où se situe le centre de la vision. La macula s’épaissit, et il se produit alors un œdème maculaire responsable d’une baisse de l’acuité visuelle qui peut être très importante et que partiellement réversible.

De surcroît, les vaisseaux nouvellement produits par la rétine peuvent saigner dans le vitré (zone située devant la rétine), conduisant dans certains cas à un risque de déchirure et donc de décollement de la rétine, responsable d’une perte définitive de la vision.

Les médecins distinguent deux types de rétinopathies : la rétinopathie non proliférative, caractérisée par quelques micro-anévrismes et quelques micro-hémorragies, moins grave que la rétinopathie diabétique proliférative, pour laquelle l’on observe de vastes hémorragies.

Quels sont les symptômes de la rétinopathie ?

Si certains troubles de la vue peuvent indiquer la présence d’une rétinopathie diabétique (lettres déformées à la lecture, difficultés à passer de la lumière à l’obscurité, etc.), la maladie s’installe souvent sans donner de signes d’alerte.

On peut donc malheureusement être atteint de rétinopathie même avec une bonne vue et en l’absence de symptôme… D’où l’importance d’un contrôle régulier par un spécialiste et d’un dépistage précoce pour les patients atteints de diabète.

Quand elle est légère, l’hémorragie du corps vitré provoque la vision de quelques taches obscures.

Comment dépiste-t-on la rétinopathie ?

Le traitement de la rétinopathie diabétique exige une collaboration étroite entre l’ophtalmologue, le diabétologue et le médecin généraliste.

Diagnostiquée à temps (l’ophtalmologue réalise un simple « examen de fond d’œil », obtenu par dilatation de la pupille), la maladie peut être traitée efficacement.

Pour confirmer le diagnostic, l’ophtalmologue procède à plusieurs examens comme la mesure de l’acuité visuelle, la tension de l’œil, voire une angiographie rétinienne (qui informe sur la perméabilité des vaisseaux rétiniens).

Afin de contribuer à améliorer le dépistage, l’Assurance maladie a donc autorisé les orthoptistes et infirmiers à réaliser un acte court et moins contraignant, le rétinographe non mydriatique, qui consiste en une photographie numérique du fond d’œil sans dilatation de la pupille.

Quelle prévention et quel traitement ?

Il est possible de prévenir la rétinopathie diabétique par un contrôle régulier (au moins une fois par an) chez un ophtalmologue, l’atteinte de l’équilibre glycémique, une tension artérielle maîtrisée, ainsi qu’une bonne hygiène de vie.

Lorsque des lésions diabétiques débutantes sont découvertes, elles doivent être stabilisées. Le traitement utilisé est la photo coagulation au laser.

Celui-ci a pour but de traiter les zones d’ischémie (pauvres en apport d’oxygène), ce qui amène une régression des vaisseaux anormaux. « Le laser est très efficace pour freiner l’évolution de la maladie et empêcher la cécité ».

Toutefois, à la suite du traitement, il arrive que certaines personnes notent une baisse de la vision périphérique et de la vision nocturne. Dans le cas d’une rétinopathie diabétique proliférative avec hémorragie du vitré, une vitrectomie peut être indiquée : il s’agit d’une intervention chirurgicale qui consiste à extraire le corps vitré. Dans ces cas, le traitement au laser est complété après l’évacuation de l’hémorragie du vitré.

HOMMAGES A SANDRINE MARIDET

HOMMAGES A SANDRINE MARIDET

Madame Sandrine Maridet, Directrice des soins de l’hôpital de la Renaissance, a reçu un cocktail d’au revoir, organisé par la Direction Générale dudit Hôpital.

Originaire de la France, Madame Sandrine retourne chez elle après 7 ans de service (de Juillet 2013 à Décembre 2020).

Gustave Bassanguen, le Directeur Général de l’hôpital la Renaissance, l’a remercié à travers un petit discours, au nom du personnel, du Ministère de la Santé Publique et de la Solidarité Nationale, et de l’Etat Tchadien pour le service rendu.

AVIS DE DÉCÈS

AVIS DE DÉCÈS

La Direction Générale de l’Hôpital de la Renaissance et le Ministère de la Santé Publique et de la Solidarité Nationale ont la profonde douleur d’annoncer le décès de Monsieur Doumdéoudjé Elysée, Infirmier, diplômé d’état au service de chirurgie de l’Hôpital de la Renaissance.

Monsieur Doumdéoudjé Elysée est décédé le 21 Décembre 2020 aux environs de 22h aux urgences suite à une courte maladie. La Direction Générale de l’Hôpital de la Renaissance et le Ministère de la Santé Publique et de la Solidarité Nationale présentent leurs sincères condoléances à la famille éprouvée.Que l’âme du défunt repose en paix.

La Direction Générale de l’Hôpital de la Renaissance.